Wednesday
28
January

Schéliphron

dscn1441L’hiver aidant, puisque le temps maussade est propice aux travaux d’intérieur, il arrive de faire des découvertes surprenantes. L’étrange construction visible sur la photographie est l’œuvre d’un insecte, le Scéliphron, plus connu sous le nom de guêpe maçonne ou pélopée.  Le Scéliphron est une guêpe solitaire. Le simple nom de Guêpe évoque des hyménoptères de couleurs jaune et noire qui vivent au sein de sociétés où des ouvrières sont rassemblées autour d’une reine, mais il existe de nombreuses guêpes aux moeurs strictement solitaires…

Les Sceliphrons font partie de la superfamille des hyménoptères sphécoïdes qui regroupe des prédateurs s’attaquant principalement  aux insectes et aux araignées. Les sphécoïdes sont visibles dès le mois de mai. Aussitôt que l’accouplement a eu lieu les femelles construisent leur nid. Les larves, après s’être développées pendant plusieurs semaines, entrent en diapause (vie ralentie), c’est ainsi qu’elles passeront l’hiver. Au printemps elles reprendront leur développement et deviendront adultes. Le Scéliphron a deux paires d’ailes, mais celles de derrière sont plus petites et s’attachent à celles de devant, donnant l’impression qu’il n’en a qu’une paire. Un long pétiole (partie reliant le thorax à l’abdomen) donne une allure caractéristique à cette guêpe au corps noir, orné de motifs, de bandes, ou de rayures jaunes ou oranges selon la famille. Cet insecte s’invite régulièrement dans les habitations humaines pour y faire son nid construit avec de la boue et de la salive, qui se présente sous la forme de pots en terre, seuls ou en amas selon les espèces. Les nids sont maçonnés contre des surfaces verticales. Ils sont ensuite remplis de proies paralysées (araignées), sur lesquelles un oeuf est ensuite pondu. Une fois la ponte terminée, l’insecte cesse d’ajouter des alvéoles et sa vie se termine (la vie adulte ne dure qu’une saison).  Les scéliphrons ne sont pas dangereux pour l’homme, et ne piquent pas, à moins d’être provoqués.