Sunday
25
November

Quercus petraea

Quercus petraea
Chêne sessile, Chêne rouvre
Fagaceae

Arbre à feuillage caduc, mesurant entre 15 et 50 m de hauteur. Couronne large, assez régulière, formée de branches maîtresses fortes, peu nombreuses, plus ou moins tortueuses et peu ramifiées; la grosseur des branches décroît régulièrement. Les feuilles sont disposées régulièrement sur les rameaux, la cime étant ainsi sombre mais celles-ci sont aisément visibles quasiment individuellement. Le tronc est droit, élancé, se prolongeant assez loin dans la cime.
Q. petraea constitue avec Q. robur les deux espèces majeures de toute l’Europe. Elles sont bien distinctes dans tous leurs aspectes mais leur apparence relativement semblable engendre une confusion permanente. C’est l’essence incontournable et fut (avec le chêne pédonculé) une des bases de l’économie rurale durant des siècles. Il est cultivé depuis 3 siècles environ comme essece forestière, et il en demeure l’une des principales d’Europe, et la première en France.
Il occupe la plupart des habitats car très peu exigeant ce qui engendre des variations morphologiques parfois importantes.
Il est sujet aux gelées printanières tardives lorsqu’il est jeune. Il résiste aux étés secs ( mais pas trop sinon ses glands tombent). Ses feuilles légèrement coriaces lui permettent de limiter l’évapotranspiration.
De croissance moyenne mais régulière, il est très longévif (500 à 1000 ans). L’épithète petraeus signifiant « poussant parmi les pierres » semble quelque peu exagéré (mais fait référence à sa tolérance pour les sols secs).
Il constitue actuellemnt des forêts et des futaies de tout premier ordre bénéficiant d’une gestion sylvicole à long terme et produisant en quantité du bois de grande qualité.