Saturday
24
November

Metasequoia glyptostroboïdes

Metasequoia glyptostroboïdes
Métaséquoia
la sequoia de China
Taxodiaceae

On connaissait depuis longtemps l’existence dans le sud de la Chine, près de Canton, d’une Taxodiacée dont le mode de vie se rapprochait de celui du Cyprès chauve (Taxodium distichum).
En 1941 un botaniste japonais en découvrit des restes fossilisés. La même année trois spécimens vivants sont observés. En 1946 et 1947 des dendrologues chinois en rencontrèrent d’importants peuplements naturels le long des pentes de la vallée de Shui Hsa Pa (Shui Hsa: sapin d’eau, étant le nom indigène de cet arbre). Dès 1948, les premières graines germaient à Boston et en Angleterre. Depuis lors, le Métaséquoia s’est répandu avec succès dans le monde entier.
La rapidité de sa croissance est remarquable: 20 m en 25 ans à l’état sauvage. Il est certain qu’il dépasse allègrement les 30 m, son port est symétrique, régulièrement conique, son feuillage léger prend une belle couleur, du rose brun à l’orange ambré à l’automne, avant la chute des feuilles, ce qui le fait ressembler alors à un mélèze.
Les aiguilles caduques sont opposées (celles du Cyprès chauve sont alternes) et plus denses sur les rameaux où elles forment des palmettes. Les cônes verts ressemblent aussi à ceux du Cyprès chauve mais portent une dépression sur chaque écaille. L’écorce brun-rouge, profondément fissurée, forme d’épaisses cannelures aux formes tourmentées se détachant en lanières fibreuses et étroites.
Il se plait en terrain frais et même humide, en situation ombragée, et se comporte bien en altitude jusqu’à 1000-1200 m. Par contre il ne supporte pas une atmosphère trop sèche.