Sunday
27
September

Le marcottage

marcottageCette technique facile et sûre consiste à multiplier un végétal en faisant émettre des racines à l’une de ses parties alors qu’elle est toujours solidaire du pied mère. Cette partie sera séparée par la suite pour obtenir des individus possédant les même caractéristiques génétiques que le plant mère. Pour préparer une marcotte, il suffit de coucher une branche du plant d’origine et de la faire passer sous la terre tout en lui laissant la tête à l’air libre.

Si certaines espèces émettent rapidement des racines (quelques mois), un  à deux ans peuvent être nécessaires pour certaines espèces. Cette technique se pratique au printemps, le sol peut être amélioré de compost et de sable, à condition que les exigences de l’espèce soient respectées. Il y a différents types de marcottage : – Le marcottage de base (par couchage simple – cf photo) consiste à enterrer en partie la tige d’une plante (en ayant pris soin d’enlever les feuilles sur le segment concerné). La tige est souvent lestée avec une pierre pour ne pas la voir sortir toute seule. – Le marcottage en serpent où plusieurs endroits d’une longue tige sont enterrés. Cette technique est appliquée aux plantes grimpantes comme la glycine ou le chèvrefeuille. – Le marcottage aérien pour lequel l’enracinement est provoqué par l’installation d’un manchon sur la tige, remplit d’un mélange à base de terreau humide. Le tout est hermétiquement fermé aux deux extrémités. Enfin le marcottage en cépée qui consiste à enterrer profondément un pied tout entier et à ne laisser à l’air libre que les extrémités des pousses. Après environ un an, il suffit de retirer les anciennes racines et de récupérer toutes les nouvelles pousses enracinées. Exemples de plantes : La plupart des variétés de Cornus (Cornus alba, Cornus mas…), le Cotoneaster, le Lierre, la Vigne vierge…