Tuesday
05
January

La Processionnaire du Pin

1182494La processionnaire du pin est un insecte dangereux qui provoque de gros dégât sur les résineux. Cet insecte qui est très répandu dans notre région n’a qu’une génération par an et ses caractéristiques sont les suivantes :

Cycle biologique : Les œufs groupés sont déposés vers le milieu de l’été sous forme de manchons qui entourent deux ou plusieurs aiguilles de pin : leur éclosion se produit 30 à 50 jours plus tard. Les chenilles, groupées en colonies, s’alimentent et poursuivent leur développement pendant l’automne et l’hiver. Au cours de l’automne, elles tissent en commun un nid soyeux blanc. A la fin de l’hiver ou au début du printemps, au terme de leur développement, elles quittent les nids en procession et descendent s’enfouir dans le sol à une profondeur de 5 à 20 cm. Chaque chenille tisse alors un cocon dans lequel elle se transforme en chrysalide. Les papillons émergent au crépuscule pendant les mois de juillet et août : leur activité est nocturne et leur vie très brève. Les défoliations automnales et surtout printanières des pins entraînent une perte de production ligneuse et plusieurs défoliations successives peuvent causer des mortalités dans les jeunes sujets. Les urtications que provoquent les chenilles sont gênantes pour les adultes voir dangereuses pour les jeunes enfants et les animaux. La lutte mécanique : la récolte des nids ne peut être valablement envisagée que de fin décembre à début mars. Ce travaille ce fait avec le matériel d’élagage pour pouvoir accéder aux nids de chenilles plus facilement. Les nids de flèche sont arrachés et les colonies collectées seront détruites par le feu. La lutte microbiologique par pulvérisation d’une préparation à base de Bacillus Thuringiensis, doit être pratiquée quand les chenilles les plus grosses ont une taille de 8-10 mm, généralement en septembre de septembre à décembre. Les applications se font par pulvérisation au sol, selon l’importance des surfaces à traiter. L’existence de diapauses (période d’arrêt dans l’activité de l’insecte, sans métamorphose) prolongées nécessite souvent la répétition de l’intervention deux années consécutives. En mars/ avril les chenilles migrent vers le sol pour nymphoser. C’est à ce moment qu’elles seront piégées. Lutte biologique : il n’existe pas actuellement de réglementation nationale de lutte obligatoire mais à  Albi le service des parcs, jardins et espaces naturels a choisi de combiner plusieurs méthodes de lutte pour limiter la présence de cet insecte. En plus de la lutte mécanique: Des écopièges ont été disposés sur les arbres infestés. Ce dispositif empêche les chenilles de descendre au sol grâce à un collier placé autour du tronc : sa forme en gouttière canalise la procession vers un sac. Avantages : – les chenilles ne sont pas dérangées pendant leur trajet, donc pas de poils urticants – les chenilles s’enfouissent dans la terre contenue dans le sac, donc elles se chrysalident et sont facilement manipulables pour leur destruction Des nichoirs sont installés pour favoriser des prédateurs efficaces : les mésanges mangent près de 40 chenilles par jour et donnent jusqu’à 900 becquées à leurs oisillons ! Comme ces oiseaux apprécient de repérer leur future habitation avant les amours du printemps, l’hiver est donc la bonne époque pour installerdes gîtes. Des pièges à phéromones sont mis en place pour capturer les papillons mâles en période de reproduction (juin à septembre). Attirés, les papillons mâles volent autour de la capsule qui émet l’odeur du papillon femelle jusqu’à l’épuisement.