Tuesday
14
February

La plante des druides

dscn1422Plante traditionnelle (avec le houx) des fêtes de Noël et de fin d’année, visible sur de nombreuses espèces ligneuses; le Gui est un hemiparasite qui produit sa chlorophylle et ses propres sucs. Il ne convoite pas la sève élaborée produite par son hôte (peuplier, pommier, tilleul…) mais l’eau et les sels minéraux qui circulent sous son écorce. Il détourne partiellement ce précieux butin destiné à être transformé en sève. C’est pour cette raison qu’il n’es pas vraiment juste de classer le Gui comme « parasite ».

Le gui est un ennemi redoutable et l’invasion totale de l’arbre est souvent inévitable dès que le premier pied est installé. Au delà du point de fixation du gui, il se produit un affaiblissement. L’arbre devient plus sensible à d’autres attaques de parasites, champignons et insectes  L’invasion peut conduire à la mort de l’hôte dont le ravitaillement en eau et sels minéraux n’est plus destiné qu’à l’envahisseur. Certaines variétés ne présentent que très rarement des boules de Gui, c’est le cas du Chêne, du Charme, du poirier, du Cerisier ou encore du Châtaignier. Lutter contre le Gui est assez difficile. Aucun produit chimique n’existe actuellement pour le contrôler nuire à la plante hôte. La méthode la plus connue mécanique : elle consiste à enlever les touffes de gui, mais il faut savoir qu’elle n’est pas suffisante tant que ne sont pas extirpés les cordons corticaux capables d’émettre des bourgeons adventifs. Il faut lorsque c’est possible tailler les branches assez largement avant le point de fixation. Pourquoi la plante des Druides ?  Parce qu’ils surnommaient cette plante « celle qui guérit tout » et qu’ils tranchaient le gui au solstice d’hiver, soit le 21 décembre, au moyen d’une faucille d’or qui symbolisait la lune.