Jardins

La ville d’Albi a aujourd’hui le mérite de disposer de deux espaces classés jardins remarquables : celui du palais de la Berbie et celui du parc Rochegude.

Le label « Jardin remarquable » a été mis en place en 2004 suite aux propositions du Conseil national des parcs et jardins, institution créée au sein du ministère de la Culture et de la communication.

Il a pour but de signaler au grand public les jardins qui présentent un intérêt culturel, esthétique, historique ou botanique, qu’ils soient privés ou publics, protégés ou non au titre des monuments ou des sites.

Ce label national est attribué pour une durée de cinq ans sur proposition des commissions régionales formées sous l’égide des Directions régionales des affaires culturelles (D.R.A.C.).

On compte actuellement en France plus de 300 jardins remarquables dont près de vingt en Midi-Pyrénées et cinq dans le Tarn. Deux sont à Albi : le parc Rochegude et les jardins du Palais de la Berbie.
Merci à Serroni et à Rochegude !

Le premier parc s’étend sur près de quatre hectares. Créé à la fin du XVIIIe siècle, il a été légué à la ville d’Albi en 1834. Son aménagement paysager conçu sur deux niveaux, s’organise à l’origine autour d’un parc classique à la française, sur l’esplanade derrière l’hôtel Rochegude.
Un jardin à l’anglaise est aménagé dans un second temps à partir de 1884 en contrebas, à l’emplacement d’une exploitation agricole avec jardin potager, prairie et verger.
Plus de 230 arbres dont plus de quinze dépassent les trente mètres, sont recensés aujourd’hui. 85 variétés sont présentes sur le site. Les plus fréquents sont des chênes pédonculés et des marronniers d’Inde. Dans la zone boisée, près du ruisseau, des espèces assez rares sont visibles comme le laurier de Californie ou le sequoia géant qui auraient été plantés à l’époque de Rochegude.

Les jardins du palais de la Berbie ont une configuration totalement différente. On les doit à l’évêque Hyacinthe Serroni qui aménage fin du XVIIe siècle un lieu d’agrément dans l’ancienne basse-cour de la Berbie. Il transforme le chemin de ronde en promenoir, le palais ayant perdu sa vocation défensive. Les buis finement taillés qui composent le jardin à la française dessinent des broderies agrémentées de plantations colorées dont on a une vue plongeante de la terrasse.

Les parcs sont notés
Pour obtenir le label, plusieurs critères sont pris en compte comme la composition (organisation des espaces…), l’intégration dans le site, les éléments remarquables (arbres, plans d’eau…), l’intérêt botanique et/ou historique ainsi que la qualité de l’entretien.
Une note sur 100 est établie, le label étant attribué au-delà de 60.
L’entretien du jardin, noté sur 15, reste néanmoins décisif.
Les candidats qui ont moins de 8 sont disqualifiés d’office !

La ville d’Albi a su montrer qu’elle était très attentive à préserver ce patrimoine et à sensibiliser les Albigeois à cette richesse.
Des arbres, plantes vivaces, arbustes (rosiers anciens,…) sont régulièrement plantés au parc Rochegude pour améliorer encore la dimension botanique.
Des panneaux d’identification des arbres ont été installés, la fontaine située du côté de l’avenue Foch a été remise en service et le projet d’installer un pigeonnier et une volière est à l’étude.

4ème fleur confirmée et Fleur d’Or

Le label national 4ème fleur récompense les actions menées par les collectivités locales en faveur de l’embellissement et du fleurissement des parcs, jardins, espaces publics et bâtiments.

Il prend également en compte la politique en faveur de l’eau, le patrimoine arboré, la propreté de la ville…

Sur les 12 000 communes qui participent à ce concours national :
– 3468 sont labellisées de 1 à 4 fleurs
– 205 villes sont classées « 4 fleurs » et sont visitées tous les 3 ans

Pour Albi, le jury a souligner l’utilisation par la ville d’Albi du label « quatre fleurs » comme un « outil de valorisation du territoire albigeois ».

« Le résultat de cette démarche est observable non seulement à travers la qualité des parcs et jardins mais également par le travail d’aménagement de l’espace public, de valorisation du patrimoine, de propreté urbaine ou de communication sur les actions de la collectivité » expliquait le jury lors de sa visite en albigeois.

La convergence des actions mises en œuvre par les services municipaux a également été largement mise en avant par le jury : « ces actions répondent à une vision claire des enjeux de développement durable du territoire ».

Enfin pour les membres du jury « la reconnaissance par le ministère de l’Écologie de l’Agenda 21 et la labellisation récente par l’UNESCO de la Cité épiscopale au titre du patrimoine mondial viennent confirmer l’impact de l’engagement de la ville d’Albi au service de la qualité de vie des habitants et des visiteurs d’Albi ».

Le jury a adressé ses félicitations à l’ensemble de l’équipe municipale.

Albi a obtenu pour la première fois la 4ème fleur en 2002, ce label a ensuite été confirmé par le jury national en 2003, 2005 , 2007 et 2010. Albi aura été  doublement récompensée en 2010 avec l’attribution de la « Fleur d’Or » : un prix d’excellence 2010 remis à seulement 9 villes.

Ce trophée est valable un an et les 9 communes distinguées, qui doivent être 4 fleurs, sont hors concours pour le trophée « fleur d’Or » pendant 6 ans.

Une « 4ème fleur » et une « fleur d’Or » que l’équipe municipale souhaite dédier aux services municipaux et à tous les Albigeois.