Friday
19
June

Galles

galle-sur-hetreIl y a mille et une façons pour un insecte de trouver gîte et couvert parmi les végétaux. Une des plus  curieuse consiste à  pondre sur une des parties de la plante et d’en provoquer ainsi la croissance anormale. En regardant un chêne avec attention (essence la plus concernée), il est fréquent de voir des organes non conformes qui ressemblent à des fruits mais qui n’ont rien à voir avec un gland. Il s’agît de galles, c’est à dire des structures végétales anormales dont la formation est liée à la présence d’un parasite.

Tous les organes peuvent être touchés mais ce sont les feuilles et les bourgeons qui sont généralement atteints. Les galles constituent des « micro écosystèmes » dans lesquels, outre des larves de l’insecte parasite, s’installent d’autres individus très variés : certains se nourrissent des tissus de la Galle tandis que d’autres s’attaquent aux larves qui l’ont engendrée. Les oiseaux et certains rongeurs mangent de grandes quantités de galles qui sont aussi un milieu favorable au développement de champignons et de bactéries. Plus de 13 000 espèces génératrices de galles sont dénombrées (insectes mais aussi champignons, nématodes ou bactéries). Si vous êtes patients, vous pouvez vous amuser à observer ce qui se cache dans des galles que vous aurez collectées. Déposez les dans un récipient non hermétique et assurez vous que l’humidité reste correcte. Par exemple en récoltant des galles de chêne en mai, vous aurez probablement la chance de voir sortir Andricus kollari, parfois appelée Cynips de la galle ronde du chêne (photos ci-dessous). Depuis peu, les châtaigniers de notre région sont menaçés par une autre espèce de Cynips Dryocosmus kuriphilus, Micro-hymènoptère dont les attaques peuvent entraîner la mort des rameaux, des branches, voire de l’arbre, et toujours une baisse considérable de la production de châtaignes (60 à 80%).     galle-chenegalle-chene2